Syndrome des jambes sans repos – Pourquoi il ne faut pas le confondre avec une parasomnie
- jeffchiari
- 13 mai
- 2 min de lecture
Envie irrépressible de bouger les jambes au moment du coucher ? Picotements, fourmillements, agitation nocturne ? Il s’agit peut-être du Syndrome des jambes sans repos (SJSR), un trouble neurologique encore mal connu… et souvent confondu à tort avec une parasomnie.
Qu’est-ce que le SJSR ?
Le Syndrome des jambes sans repos (aussi appelé maladie de Willis-Ekbom) se manifeste par :
Une sensation désagréable dans les jambes (picotements, tiraillements, sensations électriques…),
Une envie incontrôlable de les bouger pour soulager cet inconfort.
Les symptômes apparaissent surtout au repos, le soir ou la nuit, et disparaissent en mouvement.
Ce trouble affecte environ 5 à 10 % de la population et peut être héréditaire, ou secondaire à d'autres pathologies (carence en fer, insuffisance rénale…).
Pourquoi on le confond avec une parasomnie ?
Comme certaines parasomnies, le SJSR interfère avec le sommeil et entraîne :
Une agitation nocturne,
Des réveils fréquents,
Une grande fatigue diurne.
Contrairement aux parasomnies :
Le SJSR n’a pas lieu pendant le sommeil, mais juste avant l’endormissement.
Il implique une perception consciente du besoin de bouger, tandis que les parasomnies surviennent à l’insu de la personne.
Un trouble à ne pas négliger
Le SJSR peut fortement perturber la qualité de vie : insomnie chronique, irritabilité, baisse de concentration…
Il est parfois associé à des mouvements périodiques des jambes pendant le sommeil (MPJS), qui fragmentent les cycles de manière invisible.
Des formes sévères existent et nécessitent un traitement médicamenteux ou complémentaire (correction d’une carence, traitement dopaminergique…).
Comment savoir si c’est le SJSR ?
Vous ressentez une gêne dans les jambes chaque soir ou presque ?
Vous avez besoin de marcher, étirer ou secouer vos jambes pour trouver le sommeil ?
Vous avez des antécédents familiaux de ce type de sensation ?
Un entretien avec un professionnel de santé, complété si besoin par un bilan biologique et un enregistrement du sommeil, permet de poser un diagnostic précis.
Le SJSR n’est pas une parasomnie, mais il peut en provoquer les mêmes conséquences : un sommeil difficile, morcelé, non réparateur. Le reconnaître, c’est éviter de passer à côté d’un traitement simple et efficace.




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